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Syndrome de la souris : les 5 causes principales et les leviers de prévention au poste

Date de création : 22 juillet 2026

Une douleur au poignet qui revient en fin de journée, l’épaule qui tire, des fourmillements dans les doigts après des heures à la souris ? Ces gênes portent un nom : le syndrome de la souris.

Cet article fait le point sur ce qui le déclenche, comment le reconnaître zone par zone, et surtout sur les leviers concrets pour le prévenir à votre poste, au bureau comme en télétravail. De quoi agir avant que l’inconfort ne s’installe durablement. Commençons par poser ce que recouvre vraiment ce terme.

Qu’est-ce que le syndrome de la souris ?

Le syndrome de la souris n’est pas une maladie unique, contrairement à ce que son nom laisse penser. Le terme désigne un ensemble de troubles musculo-squelettiques (TMS) liés à l’utilisation prolongée et répétée de la souris d’ordinateur.

Concrètement, il regroupe plusieurs atteintes du membre supérieur : du poignet jusqu’à l’épaule, en passant par la main, l’avant-bras et le coude. Le point commun de ces troubles ? Ils naissent de gestes répétitifs et de positions maintenues trop longtemps, sans variation et sans récupération suffisante.

Les TMS sont la première cause de maladie professionnelle reconnue en France, avec près de 90 % des cas. Le travail sur écran en représente une part qui ne cesse de progresser avec la généralisation des postes informatiques.

Schema du membre superieur main poignet avant-bras coude epaule avec zones sensibles surlignees sur une main posee sur une souris

Quelles sont les causes du syndrome de la souris ?

Le syndrome ne vient jamais d’un seul facteur. C’est la combinaison de plusieurs contraintes, répétées jour après jour, qui finit par dépasser la capacité de récupération des muscles et des tendons.

Les principaux facteurs de risque :

  • Les mouvements répétitifs. Cliquer, faire défiler, déplacer le curseur : la main reproduit les mêmes micro-gestes des milliers de fois par jour.
  • La position statique du bras. L’avant-bras et l’épaule restent figés pendant que seuls les doigts et le poignet bougent. Cette tension continue fatigue les muscles stabilisateurs.
  • Une position de poignet contrainte. Une souris trop plate force le poignet en extension et l’avant-bras en pronation (paume vers le bas), une posture peu naturelle pour l’articulation.
  • Un poste mal réglé. Bureau trop haut, souris trop éloignée du corps, accoudoirs inexistants ou mal positionnés : autant de détails qui augmentent l’effort musculaire.
  • L’absence de pauses. Sans micro-coupures, les tissus n’ont jamais le temps de récupérer entre deux sollicitations.

À ces causes mécaniques s’ajoutent des facteurs aggravants comme le stress, qui augmente la tension musculaire, ou le froid au niveau du poste.

Le télétravail, un facteur souvent sous-estimé

Le travail à domicile a rebattu les cartes. Au bureau, le poste est souvent pensé par un service dédié, avec du mobilier adapté. À la maison, beaucoup de salariés travaillent depuis la table de la cuisine, le canapé ou un coin de bureau improvisé.

Résultat : un ordinateur portable posé trop bas, pas de souris externe, un écran qui oblige à pencher la tête, une chaise non réglable. Ces conditions multiplient les positions contraignantes pour le membre supérieur et le cou. Le télétravail n’est pas en cause en soi, mais l’aménagement du poste à domicile mérite la même attention que celui du bureau.

Comparaison visuelle d un poste de teletravail improvise versus un poste amenage avec ecran souris externe et siege reglable

Comment reconnaître les symptômes du syndrome de la souris ?

Les signaux varient selon la zone sollicitée. Ils apparaissent rarement d’un coup : ils s’installent progressivement, d’abord en fin de journée, puis de manière plus durable. Repérer ces signes tôt permet d’agir avant que la gêne ne devienne handicapante.

Au niveau du poignet et de la main

C’est la zone la plus exposée. On peut y ressentir :

  • une douleur ou une raideur du poignet, surtout en fin de journée ;
  • des fourmillements ou un engourdissement dans les doigts, notamment le pouce, l’index et le majeur ;
  • une sensation de brûlure ou de faiblesse dans la main ;
  • une difficulté à saisir des objets ou à maintenir la prise.
Douleur au poignet après utilisation de la souris d'ordinateur

Au niveau de l’avant-bras et du coude

La douleur peut remonter le long de l’avant-bras, là où se trouvent les muscles extenseurs qui commandent les doigts. On observe parfois une tension ou une sensibilité au niveau du coude, sur sa face externe.

Au niveau de l’épaule et du cou

Moins évidents à relier à la souris, ces symptômes sont pourtant fréquents. Le maintien prolongé du bras et une position assise mal réglée provoquent des tensions cervicales, des douleurs d’épaule et une fatigue de la nuque en fin de journée.

Quelles conséquences si le syndrome s’installe ?

Ignoré, le syndrome de la souris peut évoluer vers des troubles plus marqués, qui relèvent alors d’un suivi médical. Plusieurs pathologies sont associées à l’usage intensif de la souris.

  • La tendinite. L’inflammation d’un tendon, souvent au poignet ou au coude, liée à la répétition des mêmes mouvements.
  • Le syndrome du canal carpien. La compression du nerf médian dans le poignet, qui se traduit par des fourmillements et une perte de force dans la main. Les données scientifiques récentes ne confirment pas de lien causal direct avec l’usage de la souris : il résulte d’une combinaison de facteurs. Il est cité ici parce que ses symptômes peuvent se confondre avec ceux ressentis au poste informatique.
  • La ténosynovite de De Quervain. L’inflammation de la gaine des tendons situés à la base du pouce, du côté du poignet. Elle se manifeste par une douleur vive lors des mouvements du pouce et de la prise d’objets. Les sollicitations répétées du pouce, notamment au clic ou au défilement, comptent parmi les facteurs qui peuvent y contribuer.
  • Le syndrome du canal de Guyon. La compression du nerf ulnaire au niveau du poignet, du côté de l’auriculaire. Il se traduit par des fourmillements et une perte de force touchant surtout l’annulaire et le petit doigt. L’appui prolongé du bord de la main sur le plan de travail figure parmi les postures qui peuvent le favoriser.

Ces troubles ne sont pas une fatalité. Repérés tôt et accompagnés d’un aménagement du poste, leur évolution est souvent favorable.

Quand consulter un professionnel de santé ?

Une gêne passagère qui disparaît avec le repos ne doit pas inquiéter. En revanche, certains signaux justifient l’avis d’un médecin :

  • une douleur qui persiste plusieurs jours malgré le repos ;
  • des fourmillements ou un engourdissement réguliers, surtout la nuit ;
  • une perte de force ou de mobilité dans la main ou le bras ;
  • une douleur qui revient systématiquement au travail.

Cet article n’a pas vocation à poser un diagnostic. Seul un professionnel de santé peut évaluer votre situation et proposer une prise en charge adaptée.

Comment prévenir le syndrome de la souris au poste de travail ?

La bonne nouvelle : le syndrome de la souris se prévient largement par l’aménagement du poste et de bonnes habitudes. L’objectif est simple, réduire les contraintes répétées sur le membre supérieur et redonner aux tissus le temps de récupérer.

Régler son poste et trouver la position neutre du poignet

La position de référence, c’est le poignet en position neutre : ni cassé vers le haut, ni vers le bas, dans le prolongement de l’avant-bras. Quelques repères pour y arriver.


  • L’avant-bras et la main forment une ligne, sans angle marqué au poignet.

  • Le coude reste proche du corps, fléchi à environ 90°.

  • La souris se place à hauteur du clavier, à portée immédiate, pour éviter de tendre le bras.

  • L’épaule reste relâchée, pas remontée vers l’oreille.

Choisir une souris adaptée

Aucun modèle n’est miraculeux, mais certaines formes réduisent les contraintes sur le poignet et l’avant-bras. Le bon choix dépend de la morphologie et du ressenti de chacun.

Type de souris Position de la main Intérêt pour la prévention Points de vigilance
Souris standard Paume vers le bas (pronation marquée) Familière, peu coûteuse Maintient le poignet et l’avant-bras dans une position peu naturelle
Souris ergonomique Main soutenue, appui élargi Réduit l’extension du poignet, meilleur soutien de la paume Temps d’adaptation, encombrement
Souris verticale Paume orientée vers l’intérieur (« poignée de main ») Limite la pronation de l’avant-bras, posture plus neutre Prise en main déroutante au début, prix plus élevé
Trackpad / trackball Main posée, déplacement par les doigts ou le pouce Réduit les déplacements du bras Sollicite davantage certains doigts, peu adapté à un usage intensif

L’essentiel n’est pas le matériel le plus cher, mais celui qui permet de garder le poignet détendu et l’avant-bras dans une position confortable sur la durée.

Faire des pauses et bouger

Le meilleur équipement ne remplace pas le mouvement. Quelques principes simples.


  • Marquer une micro-pause de quelques secondes toutes les 20 à 30 minutes pour relâcher la main.

  • Alterner les tâches pour varier les gestes au cours de la journée.

  • Se lever régulièrement, ne serait-ce que pour changer de position.

Quelques étirements et exercices simples

Entre deux séquences de travail, des mouvements doux aident à relâcher les muscles sollicités.


  • ouvrir et fermer la main lentement, plusieurs fois, pour relancer la circulation ;

  • étirer doucement le poignet en tirant la main vers l’arrière, puis vers le bas, sans forcer ;

  • faire rouler les épaules vers l’arrière pour décontracter la nuque et le haut du dos.

Ces gestes ne soignent pas un trouble installé, mais ils participent à limiter l’accumulation des tensions au fil de la journée.

Que faire quand la douleur est déjà installée ?

Si la gêne est présente, l’enjeu est d’éviter qu’elle s’aggrave. Quelques réflexes utiles, en gardant en tête que rien ne remplace l’avis d’un professionnel de santé.


  • Le repos relatif. Réduire les gestes douloureux sans s’immobiliser complètement. L’idée est de soulager la zone, pas de la mettre totalement au repos.

  • L’adaptation du poste. Revoir le réglage, tester une souris différente, ajuster la hauteur du plan de travail.

  • L’orientation vers un professionnel. Médecin du travail, médecin traitant, ostéopathe ou kinésithérapeute pourront évaluer la situation et proposer un suivi.

Aucun conseil général ne se substitue à un diagnostic. Si la douleur persiste ou s’intensifie, consulter reste la bonne décision.

FAQ : vos questions sur le syndrome de la souris

Non, ce n’est pas une maladie unique. Le terme regroupe plusieurs troubles musculo-squelettiques du membre supérieur liés à l’utilisation de la souris, du simple inconfort à des atteintes comme la tendinite.

Cela dépend du trouble et de son ancienneté. Une gêne légère peut s’estomper en quelques jours avec du repos et un poste mieux réglé. Une atteinte installée peut demander un accompagnement plus long, parfois plusieurs mois, et l’avis d’un professionnel de santé.

Elle peut aider à réduire les contraintes, mais elle n’agit pas seule. Le réglage du poste, les pauses et la variation des gestes comptent tout autant que le matériel.

Le risque augmente avec la durée et l’intensité d’utilisation, mais il dépend aussi de la position, du matériel et de l’aménagement du poste. Un usage modéré sur un poste mal réglé peut suffire à provoquer une gêne.

Pas en soi, mais les postes à domicile sont souvent moins bien aménagés que ceux du bureau. Une attention particulière au mobilier et à la position permet de limiter ce risque.

Une gêne passagère qui disparaît avec le repos ne nécessite pas forcément de consultation. En revanche, une douleur persistante, des fourmillements réguliers ou une perte de force justifient l’avis d’un médecin.

L’approche My Ostéo Prévention

Le syndrome de la souris illustre une réalité : les TMS du membre supérieur se préviennent d’abord au poste de travail, par de bons réglages et de bonnes habitudes. C’est précisément le terrain d’intervention de My Ostéo Prévention.

Nos formateurs sont des ostéopathes et des kinésithérapeutes, ce qui nous permet d’aborder la prévention des TMS sous un angle physiologique et concret. Pour le volet aménagement, nos études de poste sont menées par des ergonomes IPRP certifiés. L’objectif : aider vos équipes à adopter les bons réflexes et adapter les postes, sans empiéter sur la productivité.

Prévenir le syndrome de la souris dans vos équipes

Étude de poste, sensibilisation aux bons gestes, ajustement du matériel : construisons une démarche adaptée à vos postes informatiques.

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My Ostéo Prévention s’engage dans un process qualité. C’est pourquoi nous avons obtenu la certification Qualiopi.
Nous sommes également datadocké et reconnu IPRP.

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